Lutte traditionnelle: La prochaine édition en fin décembre

Les championnats nationaux de lutte traditionnelle comptant pour l’édition 2006-2007 auront lieu les 28, 29 et 30 décembre 2007 dans les
arènes de l’Amitié de
Sebkha, selon M.
Kane Mamadou Abdoul, président de la
Fédération mauritanienne de lutte.
Seules les wilayas de
Nouakchott, de
DakhletNouadhibou, du
Gorgol, du
Brakna et du
Trarza prendront part à ce sprint final qui rassemble la crème de nos lutteurs venus du
Lao, du
Bossoya, du
Walo, de l
’Iguidi et de
Majabatel Koubra.
Au prorata de 3 éléments des catégories lourd, moyen et léger par écurie, les lutteurs envahiront les arènes dès les premières heures de ce 28 décembre 2007. Ils nous viendront de
Nouakchott pour rafler le maximum de médailles possibles sinon ils conserveront le titre des poids moyens acquis après moult préparatifs.
Autant de compétitions durant les travaux champêtres et au moment des récoltes, les rencontres inter – villageoises à l’occasion des cérémonies familiales, les invitations adressées aux lutteurs par des districts, des ligues et des associations aussi bien mauritaniennes que sénégalaises, constituent le programme de l’activité du lutteur.
Samba Haby, qui a impressionné le staff technique sénégalais lors des derniers
championnats d’Afrique tenus à
Dakar du 26 juin au 30 juin 2007, est le chef de file de la catégorie des poids moyens en sa qualité de représentant légitime de
Nouakchott.
Samba Haby est doté de qualités techniques qui lui ont valu une place honorable au niveau de la hiérarchie mauritanienne. N’allait-il pas monnayer ses services au
Sénégal ?
Engagées par des techniciens sénégalais, les négociations dans ce sens ont été rejetées en bloc par la Fédération mauritanienne qui craignait perdre l’une des vedettes de la lutte traditionnelle mauritanienne qui maîtrise une technique rare dans la sous régionale africaine. On se rappelle que
Samba Haby avait battu le champion en titre de cette 7ème édition qui a vu la participation du
Niger, du
Nigéria, du
Burkina Faso, de la
Mauritanie, de la
Gambie, de la
Guinée et du
Sénégal. Sur les 7 participants, la
Mauritanie était classée 4 ème.
Par ailleurs, on est en droit de se poser deux questions fondamentales : Qui le détrônera en décembre? Quelle autre technique nous réserve-t-il ? La réponse ce sera dans un mois à
Sebkha, loin du terminus juste à l’entrée du quartier
Bassorah. De
Dakhlet Nouadhibou, on retiendra
Houdou Sy, un bel athlète et qui, a priori, semble pouvoir se mesurer à n’importe quel adversaire de sa catégorie. Il a acquis une assez bonne expérience durant sa carrière qui lui permet d’espérer. Toutefois,
Houdou Sy sait galvaniser les foules sous le rythme des «
bouba » ou tambourins, des sabars ou tumbas, des tamas ou timbales.
Réaliste,
Houdou Sy impressionne ses adversaires par son gabarit et sa force de résistance. Il tient cependant à sa place au soleil et n’a rien à envier aux jeunes qui aspirent lui succéder en fin du mois prochain. Poids léger,
Houdou n’est cependant pas partisan des anciennes méthodes ou conservateur. Il a tout simplement pu allier les deux méthodes qui se complètent du reste.
Aujourd’hui, à l’heure du bilan, on ne peut point oublier ce champion qui n’a pas du tout usurpé ce titre. Non ! Il l’a arraché de haute lutte sous le contrôle des juges les plus réputés du pays. Reconnaissons qu’il a manqué de technicité dans sa manière d’aborder le combat ou d’attaquer l’adversaire. N’en déplaise à ses adversaires, Houdou se veut futur double champion des légers. Qui l’en dissuadera ? N’a-t-il pas amélioré son potentiel technique ?
Chez les lourds,
Ousmane Diallo qui a raté de peu la médaille d’argent lors des derniers
championnats d’Afrique de
Dakar en juin dernier demeure le leader du groupe ; place qu’il n’entend pas partager.
Ousmane Diallo nous rappelle
MBir Ganki, Moussa MBarodi et tant d’autres lutteurs qui ont défendu les couleurs nationales ici et ailleurs. La lutte traditionnelle est une discipline sportive héritée de nos aïeux. Nos techniciens sont entrain de la codifier afin de l’adapter aux méthodes pratiquées en
Afrique surtout. On l’a souvent répété, à travers ces colonnes, la lutte traditionnelle, chez nous, ne connaît pas de saison morte ou de mercato.
Au bord du fleuve, on peut facilement aménager une aire de jeu et la compétition commence. Même sans arbitre et sans public, deux lutteurs peuvent produire un spectacle pour se faire plaisir ou affiner leurs techniques en vue d’un futur combat. Par ailleurs, les jeunes pratiquants augmentent de plus en plus nombreux et la Fédération est entrain de chercher la meilleure voie en vue de promouvoir leur insertion socioprofessionnelle par la formation dans un corps de métier.
C’est à ce prix seulement – comme cela se fait ailleurs- qu’en tant que sportif ils pourront, à l’avenir, compter sur leur savoir faire en s’octroyant eux-mêmes leur indépendance économiques. A ce rendez-vous, seront représentés les lutteurs de
Nouakchott, Nouadhibou, Kaédi, Rosso, Boghé et
M’Bagne.
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Dernière mise à jour de cette page le 28/11/2007