Ba Mamadou Alassane, en rejoignant Sidioca, ne tourne pas le dos a l'opposition.

Ce que nous savons du
PLEJ nous est generalement fourni par les donnees empiriques de notre histoire politique. Le Mauritanien moyennement impregne de politique pourrait aisement vous decrire le parcours de ce parti sans pour autant s'interroger sur la personnalite de son dirigeant omettant ainsi un element precieux quant a l'analyse des fluctuations politiques familieres au paysage politique Mauritanien.
Car qu'on le veuille ou pas, dire je suis d'accord ou contre ne nous apprend absolument rien sur les motifs qui parfois conduisent nos dirigeants a changer de camp. C'est plutot par une confrontation responsable d'idees qu'il est possible de donner au debat une issue viable purifiee de toutes ses insultes que les cridemistes se proferent a longueur de journee.
Sans plus m'attarder sur ses mises au point,je me propose dans cet article d'expliquer les raisons possibles du depart du
PLEJ de l'opposition qui pour moi sont loin d'etre celles officiellement avancees dans les medias. En effet,le passif humanitaire ou le retour des refugies encore inacheve ne constituent pas une approche plausible pour expliquer un changement de camp.
C'est plutot une finesse poiltique de Mr
Ba Mamadou Alassane qui aura compris les enjeux auxquels fait face le president de la republique dans son engagement a regler les problemes herites de l'ere
Taya. En effet, derriere l'iceberg politique subsistent encore les barons de l'ancien regime qui tel un roi dechu de sa couronne ont du mal a se reconnaitre dans un miroir apres le depart de
Maouya. Ils ont encore leur parti et semblent difficilement accepter l'idee d'etre un parti d'opposition.
Naturellement, apres tant d'annees passees au pouvoir, tant d'annees a s'eriger contre les droits de l'homme, ils ne peuvent que subir l'enevitable marche vers le changement entreprise par un president dont la legitimite ne fait aucun doute sur plan international et qui dans un elan de desespoir cherche a se trouver une base nationale par le retour au parti-etat.
Ba Mamadou Alassane, en rejoignant
Sidioca, ne tourne pas le dos a l'opposition. Il aura plutot compris que par son depart il esquisse un pas necessaire pour le renforcement de
Sidioca confronte a l'entetement des barons du
PRDS a rester un gouvernement cache.
Dans le meme ordre d'idees, il convient de preciser que le retour au parti-etat qui n est plus une rumeur traduit le malaise politique d'un president confronte a deux formes d'opposition. Celle legitime, connue de tout le monde et celle des barons du
PRDS. Une dualite qui l'oblige a se trouver une base autre que le verdict des urnes et c'est ce que Mr
Ba Mamadou Alassane aura compris decidans ainsi de ne pas pas renforcer le
PRDS en privant
Sidioca d'un soutien politique aussi modeste qu'il puisse etre.
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Dernière mise à jour de cette page le 15/10/2007